Dolmens et Menhirs

  • Ciron : dolmen de Sennevault ©CD36 JF Lacou 
  • Aigurande : dolmen du Grand Pontet ©CD36 V. Fontaine 
  • Liniez : dolmen de la Pierre Levée ©CD36 JF Lacou 
  • Douadic : menhir de la Pierre à Nom ©CD36 JF Lacou 
  • Montchevrier : dolmen de la Pierre à la Marte ©JF Lacou 
  • Bagneux : menhirs de Tréfoux ©CD36 JF Lacou 
  • Liniez : dolmen de la Pierre Levée ©CD36 JF Lacou 
  • Bagneux : menhir de Boisy ©CD36 JF Lacou 
Mise à jour :
14/2/2018 à 13 h 59
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Au Néolithique, la vie des hommes connaît de profonds bouleversements. Ceux-ci se sédentarisent, et la société se structure progressivement, en se basant sur l’agriculture et l’élevage. L’érection de dolmens et menhirs est la manifestation visible de ces sociétés anciennes.
  

Les dolmens, monuments imposants (Liniez, Montchevrier), sont formés d'une ou de plusieurs dalles de couverture soutenues par des piliers formant les parois d'une chambre funéraire. Ils ont servi de sépulture pour une famille ou une communauté, comme certaines fouilles archéologiques l’ont attesté (Ceaulmont, Luçay-le-Libre). 

Quant aux menhirs, ils sont reconnaissables de par leur forme. Les menhirs étaient sans doute des pierres commémoratives ou des édifi ces cultuels. Ils peuvent être isolés (Lingé, Châtillon-sur-Indre), ou groupés (Bagneux) et leur hauteur variable, de moins d’un mètre (La Châtre-l’Anglin) jusqu’à 2,5 mètres (Bagneux). Aujourd’hui, certains sont à terre (Douadic). 
 
 
Dans une région où les superstitions sont légion, il s'en faut de peu pour qu’on leur prête des pouvoirs surnaturels, d’où leurs noms : la bobinette du diable (Saulnay), la pierre au loup (Saint-Aigny)... Parfois bienfaisants, parfois malfaisants, ces mégalithes ont toujours intrigué, au point de devenir importuns.
 
C’est pour cela que beaucoup ont été détruits (Chaillac) entre le XVIe et le XIXe siècle avant d’être, pour certains, classés monuments historiques fin XIXe (Ciron, Orsennes, Parnac...). Les causes de leur destruction sont diverses. Certains l’ont sans doute été pour des motifs religieux car ils étaient la survivance de cultes païens ; d’autres car ils étaient considérés comme gênants pour les travaux agricoles, enfin, quelques-uns ont été brisés pour empierrer les chemins (Sougé). Sur certains, on peut encore apercevoir le forage servant à insérer l’explosif en vue de les détruire (Saulnay).
 
S’il est aujourd’hui difficile de dénombrer ces mégalithes dans l’Indre, on estime à moins de 50 leur nombre. Quoi qu’il en soit, après plusieurs milliers d’années, ils continuent à exercer sur nous une étrange fascination.
 
Attention ! Certains mégalithes sont situés sur des propriétés privées. Il est impossible d’y accéder sans l’accord de leur propriétaire.  
 
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