Joyce Jonathan - Samedi 16 août

Cynthia Frebour
Mise à jour :
16/6/2014 à 10 h 59
Partager :
Imprimer cet article :

Contact Stage Festival DARC : Eric Bellet
10 bis rue Dauphine – 36000 Châteauroux
Tél : 02 54 27 49 16 Fax : 02 54 34 46 26
association-darc@wanadoo.fr
www.danses-darc.com
https://www.facebook.com/stagefestivaldarc
https://twitter.com/DARCchatx

Mise à jour :
16/6/2014 à 10 h 59
Partager :
Imprimer cet article :

Du caractère, Joyce Jonathan en a. A revendre, même. En à peine quatre ans, depuis sa découverte sur internet, elle s'est affirmée comme l'une des jeunes artistes les plus douées de sa génération. Avec un premier album double platine, 4 singles en playlist sur les radios, plus de 20 millions de vues sur le web et plus de 150 dates de concerts à guichets fermés jusqu'en Asie et notamment en Chine, elle a touché un large public et connu un parcours digne des plus grandes. Grâce à sa voix, bien sûr, au grain pur, limpide, sensuel, sans fioritures inutiles. A ses mélodies aussi, aux harmonies qui mêlent sincérité et émotion. A ses textes enfin, à fleur de peau, à la fois intimes et universels, qui parlent au cœur et s'adressent à tout le monde. 

Mais si Joyce Jonathan a choisi d'intituler "Caractère" son nouvel album, ce n'est pas uniquement pour affirmer ce que chacun sait déjà. Sans doute aussi pour jouer avec la dualité du mot, qui signifie à la fois signe distinctif et signe d'imprimerie, humeur ou idéogramme (un terme qui lui parle, elle qui a donné des concerts en Asie et enregistré des chansons en mandarin !).  Mais surtout parce que, à l'image de la chanson éponyme, elle voulait que ce disque lui ressemble totalement. Comme elle dit : "Je ne suis pas caractérielle, mais je suis très têtue, je sais ce que je veux". Ainsi, elle a été présente tout au long des étapes de la fabrication de cet album, de l'écriture, parfois à quatre mains (avec Tom Graffin ou Fabien Nataf), jusqu'au mixage final, en passant par les arrangements et les sessions d'enregistrement : "J'ai vraiment vu la maison se construire…"

Une maison dans laquelle on retrouve la jolie patte d'architecte de Joyce. Mais aux décors plus clairs, plus spacieux, encore embellis par la réalisation de Jo (prononcez "Io") Francken, producteur, entre autres, de l'artiste Milow : un chatoiement de cordes et de claviers, une ambiance plus pop, à la fois moderne et organique, qui habille à merveille la mélancolie et l'espièglerie d'une Joyce plus mature mais toujours aussi nature : "J'écris de manière très spontanée, dit-elle, comme si je racontais une histoire à quelqu'un. Ou comme si je me mettais à sa place pour tenter de régler ses problèmes…"  

Ainsi "Ça ira", premier single en forme de déclaration d'amour passionnée, illustré d'une vidéo clin d'œil à un "speed dating" comique. Ou "Quand tu me prends la main", évocation frissonnante du sentiment d'insouciance et de plénitude que l'on ressent quand on vit dans une bulle amoureuse. 

L'amour, toujours. Mais sous toutes ses formes et ses méformes, ses larmes et ses plaisirs, ses séquences et ses conséquences. Comme "La Diluvienne", réflexion pluvieuse sur une relation qui tombe à l'eau et sur la façon de fuir ses propres problèmes en se sauvant. Ou encore "Sans patience", allusion à l'angoisse du temps qui passe, l'émouvant "Depuis", avec son sentiment de vide et de solitude après une disparition, ou "Vivre avec", sur la résolution d'aller toujours de l'avant. 

Des thèmes, on l'a dit, à la fois intimes et universels, personnels et familiers, qui évoquent aussi bien l'affection et la magie d'une grand-mère ("Jardin Zen"), l'image que l'on aimerait renvoyer ("Botero", allusion au célèbre sculpteur de formes rondes…), le destin sur lequel on croit pouvoir influer ("Si Seulement tout était écrit") ou le souvenir des rencontres qui scandent une vie ("Passage Oublié").

Depuis qu'elle est toute petite, Joyce Jonathan, avec son patronyme qui évoque la joie et la liberté, a toujours voulu chanter. Fan de Tracy Chapman et de Michel Berger, elle a su dépasser ses influences jusqu’à devenir une artiste à part entière, trouver son propre univers, se forger une vraie personnalité, un sacré caractère… "C'est le caractère qui fait la beauté " disait le poète André Suarès. La preuve par Joyce.

Spectacle payant.

Plus d'infos...
  • Bloc DARC
  • Bloc Musique
  • Bloc Darc au Pays